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La revue permanente des professionnels de l’Europe

« Les Capitales européennes de la Culture ou le reflet d’un trouble identitaire européen : un regard sur Wroclaw 2016 ? »

DSC 0091 - CopieHarold COTTIN est un ancien élève de l’Institut d’Études Politiques d’Aix-en-Provence, de l’École Normale Supérieure de Lyon (géographie) et du Collège d’Europe (Varsovie).
Passionné par la culture et l’histoire de l’Europe centrale, il travaille actuellement pour un programme de l’Union européenne, l’Observatoire Européen pour le Développement Territorial et la Cohésion (ESPON).

Resumé : En 2012, Wrocław n’a pas hésité à faire de son « multiculturalisme » et d’une supposé tradition de tolérance, ses principaux arguments de campagne afin de devenir Capitale européenne de la Culture pour 2016. Cette campagne se révéla victorieuse.
Au cours de notre étude, nous sommes revenus sur la genèse et les objectifs de ce programme de l’Union européenne. Nous nous sommes intéressés particulièrement à ce que révèle la sélection de Wrocław comme Capitale européenne de la Culture.

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« Les Capitales européennes de la culture : La culture comme moteur de développement économique, social et urbain »

jan wilkerJan WILKER est élève de l'ENA (Promotion Jean Zay) d'origine allemande au cycle international long. Il est également diplômé du Collège d'Europe à Bruges (Promotion Albert Einstein) en Études politiques et administratives européennes et de la Freie Universität Berlin en Études françaises. Dans un cadre professionnel, Jan Wilker est passé par la Fondation Robert Schuman, la Présidente de la Commission « Culture et éducation » du Parlement européen, Doris Pack, et le cabinet de la Commissaire européenne Androulla Vassiliou, également chargée de l'éducation, de la culture, du multilinguisme et de la jeunesse.

 

Résumé : Dans le cadre du programme Capitales Européennes de la Culture (CEC), il sera démontré comment et dans quelle mesure de telles initiatives peuvent avoir des résultats positifs et mesurables dans le développement social, économique et urbain des villes lauréates. Cet article expliquera d’abord l'évolution et ensuite les différents éléments du succès de cette initiative ; son potentiel pour Marseille et toute autre ville candidate. Enfin, nous ferons le point sur une nouvelle base légale pour les CEC, proposée par la Commission européenne le 20 juillet 2012, en nous interrogeant si elle permettra à l’action de déployer tout son potentiel dans l’avenir.

 

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« Quels rôles pour les fonctions de suivi et d’évaluation des futurs programmes européens (2014-2020) »

 
thumb vaillantMickaël VAILLANT, chargé de mission à la DATAR (Délégation interministérielle à l’aménagement du territoire et l’attractivité régionale), au sein de l’équipe Développement régional et politiques européennes.
 
Résumé : Les propositions réglementaires de la Commission européenne visant à renforcer le suivi « des résultats et de la performance » des futurs programmes européens de la politique de cohésion (2014-2020), contribuent à accentuer la confusion entre les fonctions de suivi et d’évaluation observée sur la période 2007-2013. Les effets contreproductifs constatés de cette confusion s’exerçant tant au détriment du suivi que de l’évaluation, ce papier propose d’en revenir à une distinction claire entre les missions de suivi et d’évaluation lesquelles doivent être conçues, en théorie comme en pratique, comme des fonctions autonomes et complémentaires, mais séparées. La subordination de l’évaluation à une logique de suivi n’est pas seulement dangereuse pour l’évaluation, elle est aussi incompatible avec ses principes. L’évaluation pour se réaliser a besoin d’observer une « distance » suffisante (au sens d’une mise en perspective et d’un décalage temporel) avec les politiques publiques auxquelles elle s’applique, comme le démontre l’incapacité structurelle d’une évaluation in itinere (chemin faisant) à porter un jugement solide et informé sur des politiques qui n’ont pas atteint leur maturité, ni à influer sur le cours de la programmation en période « normale » comme en temps de crise. Cet article formule également des propositions en vue du déploiement de dispositifs de suivi et d’évaluation distincts mais complémentaires pour la future politique de cohésion (objectifs, méthodes et temporalités respectifs du suivi et de l’évaluation ; recentrage de l’évaluation sur les vrais « temps forts » de la programmation ; conditions d’élaboration d’un dispositif national de suivi de l’Accord de partenariat et des programmes 2014-2020.
 
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« LE DÉFI MARSEILLAIS DE 2013 »

LE DÉFI MARSEILLAIS DE 2013, ou comment le label européen, "Capitale européenne de la Culture 2013" est utilisé par Marseille pour accélérer son projet de développement de métropole à dimension européenne
 
 
 
par Jean-Claude GONDARD, Directeur Général des Services de la Ville de Marseille.

 
 
 
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Résumé : Au cours des siècles derniers, Marseille a du faire face à de nombreux défis en matière de démographie et d’urbanisme. Le 16 septembre 2008, Marseille est sélectionnée comme Capitale européenne de la culture en 2013 aux côtés de Košice, ville de Slovaquie. Cet article s’intéresse en premier lieu à l’élan apporté par cette qualification aux projets de renouveau économique et urbain déjà amorcés. Dans un deuxième temps, l’auteur analyse la mobilisation autour de cette candidature marseillaise et son impact. Il met en avant l’opportunité que cela représente pour Marseille. En dernier lieu, l’enrichissement propre à la ville de Marseille grâce aux projets de développement et aux dynamiques engendrées est détaillé. Cet article met en avant divers projets concrets tels que la nouvelle salle de spectacle du Silo, le Mémorial de la Marseillaise, le MuCEM, la rénovation du Fort Saint-Jean...

 
 
 
 

L'objectif de cohésion territoriale dans les politiques de l'Union européenne

Jean-Benoît ALBERTINI publie dans Etudes européennes deux articles complémentaires sur  la politique de cohésion territoriale dans l'Union européenne qui constitue aujourd'hui le premier poste budgétaire de l'UE (plus du tiers de son budget). Le premier est consacré à la mise à l'agenda et à l'affermissement de cette politique jusqu'à l'exercice de la présidence du Conseil de l'Union européenne par la France (deuxième semestre 2008) ; le second est centré sur le débat qui s'est instauré lors de la Présidence française sur les modalités de sa mise en œuvre et de son financement, ainsi que sur les attentes suscitées par cette politique à l'horizon 2014.


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Jean-Benoît ALBERTINI est préfet, Docteur en droit et ancien directeur, Adjoint au délégué interministériel de la DATAR. Il est actuellement  Secrétaire général adjoint du Ministère de l’Intérieur, de l’Outre-mer, des collectivités territoriales et de l’immigration, et directeur de la modernisation et de l’action territoriale au sein du même ministère.

 

 


Résumé

Le traité de Lisbonne consacre la cohésion économique, sociale et territoriale comme l’un des objectifs auxquels concourt l’Union européenne. Cette politique vise le développement économique et social global tout en apportant un appui spécifique aux Etats et régions les moins développés ou subissant des handicaps structurels.
Les financements mis en place représentent aujourd'hui le 1er poste de budget de l'Union (35,7% de son budget).
L'effet de ces politiques apparaît à la fois sensible et inégal :
- la croissance économique est réelle et soutenue dans la plupart des pays ayant massivement bénéficié de ces interventions, en Europe centrale et orientale mais aussi dans les pays comme l'Espagne, la Grèce voire le Portugal qui en ont bénéficié jusqu'à une période récente ;
- dans les pays dont le revenu national par habitant est plus élevé que la moyenne européenne, et spécialement en France, la préoccupation se concentre plutôt sur la persistance de forts déséquilibres inter-régionaux.
Les débats engagés ces dernières années sur l'avenir de cette politique, particulièrement lors de la Présidence française du Conseil de l’Union (2ème semestre 2008) provoquent des prises de positions très marquées de la part des Etats membres dont certains remettent en cause les modalités voire le principe même de ces actions dans la perspective des choix budgétaires pour la période de l'après 2013.
C'est donc au moment où l’objectif de cohésion territoriale est définitivement reconnu et partagé qu'il est aussi le plus disputé dans ses objectifs et ses conditions de mise en œuvre.

 

Accéder aux articles relatifs à :  « L'objectif de cohésion territoriale dans les politiques de l'Union européenne »

1ère partie : « Une affirmation croissante, une consécration récente »
2ème Partie : « Entre recentrage et nationalisation, quel avenir pour la politique de cohésion territoriale ? »

 

 



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